De vieux en mieux

Voici un sujet qui est rarement abordé dans le cadre du travail, un sujet qui n'intéresse personne mais qui nous concerne tous, le vieillissement.

“La vieillesse en tant que destin biologique est une réalité, il n’en reste pas moins que ce destin est vécu de manière variable selon le contexte social: le sens ou le non-sens que revêt la vieillesse au sein d’une société mettent celle-ci toute entière en question, puisqu’au travers elle, se dévoile le sens et le non-sens de toute vie antérieure.”

Simone de Beauvoir, 1970


La crise de la Covid a révélé le besoin urgent pour la société d’adopter une vision intelligente et multidimensionnelle du vieillissement, en réfléchissant à ses nombreuses implications de façon systémique. Les récents scandales concernant la prise en charge des personnes âgées dépendantes viennent appuyer cet impératif.

Ironiquement, ceux concernés en premier lieu par ces changements, sont aussi ceux qui sont aux manettes du pouvoir et des institutions depuis 50 ans et qui pourtant, n’ont pas pris la mesure du phénomène dans sa globalité. 

A cela, vient se superposer la difficulté d’aborder le sujet de sa propre vieillesse, et des mesures qu’il faudrait mettre en place pour appréhender sa fin de vie et sa possible dépendance. 

L’augmentation de la durée de vie en bonne santé aidant, on repousse, on élude et on laisse la responsabilité de prendre les décisions nécessaires aux proches, à d’autres.


Vieillissement et mort sociale


Dans une société qui survalorise la jeunesse et célèbre le corps parfait, l’altération des traits est perçue comme un outrage, et les individus qui montrent les premiers signes de sénescence s’en sentent progressivement exclus. Le corps, âgé, usé est ostracisé et inspire le rejet tant il véhicule l’idée d’inutilité, voire d’une mort taboue dont les images, les rites ont été évincés de notre société.

La vieillesse devient synonyme d’un statut social affaibli, on assiste à une remise en cause de l’expérience, de la sagesse et de la transmission de la mémoire du groupe familial, de la société.


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Vers une gérontocratie?


À mesure que le poids démographique des anciens se fait plus important, on observe un délitement de la solidarité intergénérationnelle. En même temps que changent les traditions et les liens familiaux, l’individualisme s’impose, le monde s’uniformise.

Par ailleurs, l’allongement de la durée de la vie biologique, le déséquilibre démographique, l’accumulation de richesses et de biens par les seniors génèrent la peur d’une gérontocratie, ainsi qu’une représentation négative.


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La longévité est là pour de bon


Elle n’est pas un épiphénomène lié aux boomers et va se poursuivre avec les générations suivantes, en s’accentuant même (En 2050, 151 des 195 pays du globe seront en situation de décroissance démographique d’après une étude de l’université de Washington).


La société et l’économie vont devoir se transformer de sorte qu’elles ne reposent plus sur la croissance démographique.


Encore récemment, cette vieillesse n’intéressait pas grand monde. Maintenant que les projections[1] et les chiffres sur le sujet font régulièrement l’actualité et qu’ils deviennent réalité et faits de société, on s’aperçoit que la vieillesse a de multiples dimensions aux enjeux considérables, et aussi qu’elle peut devenir une manne financière.


Biologiquement jeunes mais socialement âgés : la vieillesse, une projection sociale à géométrie variable 



« …Nous nous considérons comme vieux de plus en plus tôt, et ce, malgré le fait que dans les pays développés on vit de plus en plus longtemps… »

Voir références[2]


La vieillesse est une notion complexe et multidimensionnelle, difficile à définir[3] ou à appréhender. Ses contours ont volé en éclats au fil des décennies à mesure que la connaissance et la science progressent, que la longévité croît, que les projections sociales et politiques qui la pointent comme un problème sont remises en question. 

Quand on parle de la vieillesse, il semble que l’on amalgame uniformément les différentes populations qui la constituent. Comme dans d’autres domaines le “One size fits all”* s’impose et empêche l’individualisation et l’élaboration de politiques plurielles et systémiques pour répondre à des besoins spécifiques et larges. *(taille unique)

C’est oublier un peu vite qu’une majorité des personnes que l’on qualifie d’âgées ( + de 60 selon l’OMS) est en pleine possession de ses moyens, (tout du moins dans les pays les plus développés) et aspire à continuer à travailler, à créer, à consommer, à voyager, etc. 


« Quand on parle de la vieillesse, il semble que l’on amalgame uniformément les différentes populations qui la constituent. »


Elle se heurte à sa classification dans l’espace social. 

Paradoxalement, il y a une incohérence entre le fait que les institutions la cantonnent à un statut de vieillesse alors même qu’elles lui demandent de travailler jusqu’à 65 ans et plus dans certains pays.


©New Balance – Runners aren’t normal | Aimé Leon Dore x New Balance 827 Abzorb


Le vieillissement de la population va avoir des répercussions importantes pour la société notamment dans trois domaines essentiels qui, s’ils font l’objet d’une réflexion et d’actions, feront la différence par la redéfinition de: 

  1. l’espace social, l’aménagement des villes et de l’habitat,
  2. le travail, 
  3. la santé et la qualité de vie.


1. L’ESPACE SOCIAL, l’AMÉNAGEMENT DES VILLES ET DE L’HABITAT


Une société du vivre ensemble


Doit-on créer des espaces, des structures et services, spécifiquement adaptés au vieillissement ou bien la société n’aurait-elle pas intérêt à concevoir ou mettre à niveau des espaces, transports, services, habitats, etc., universellement accessibles pour répondre aux besoins de tous? Penser global ou séparé? 

En réalité, il y a peu de problématiques spécifiques au vieillissement.

Certes, le corps se dégrade et s’affaiblit avec l’âge mais des corps dégradés et affaiblis on en trouve à tous les âges. La maladie, les accidents de la vie frappent de la même façon des millions de familles qui doivent lutter au quotidien pour vivre, travailler, se déplacer, prendre soin des leurs et d’eux-mêmes dans un environnement souvent hostile et sourd à leurs préoccupations, à leurs besoins. 


Certes, le corps se dégrade et s’affaiblit avec l’âge mais des corps dégradés et affaiblis on en trouve à tous les âges.


Le modèle qui prédomine aujourd’hui dans l’urbanisme et l’habitat est essentiellement destiné à des personnes en pleine possession de leur moyen physique et mental. Son approche de la mobilité réduite, de l’âge, du handicap, de la taille, du poids, des maladies dégénératives, de la famille, des troubles psychiques, est encore trop souvent contrainte et forcée par la législation et par des normes stigmatisantes pour ceux à qui elles s’adressent. 

On peine à créer des structures, des espaces sociaux qui ne répondraient pas seulement aux besoins d’une catégorie de personnes mais à toutes les catégories de personnes sans distinction. Il ne faut pas oublier que près de 80% des handicaps sont invisibles[4].  

Aujourd’hui, une structure qui ne répond qu’aux besoins de l’homme bien portant en oubliant le reste de sa population n’a plus sa place dans la société. 

Le corps évolue pour tous, au fil des années, de la naissance jusqu’à la fin de vie, tout comme nos besoins, nos activités, nos aspirations.


On ne veut plus voir :

“Prenez l’ascenseur pour les handicapés”

Des parents avec poussette et enfants, bloqués par des escaliers 

Une personne âgée qui a du mal à se relever dans le bus parce que les sièges sont trop bas

Une personne malentendante mettre sa vie en danger parce qu’elle n’entend pas un message de prévention

… 


Il y a une nécessité à repenser les infrastructures dans lesquelles nous évoluons socialement, professionnellement de façon globale tant pour abaisser les coûts (en cessant d’empiler des adaptations pour chaque cas) que pour déstigmatiser, cesser d’exclure, de catégoriser, d’isoler au prétexte de protéger.


Image 1: Une interprétation graphique de « L’arsenal de l’exclusion et de l’inclusion », une encyclopédie de 202 outils utilisés par les architectes, les planificateurs, les décideurs politiques, les promoteurs, les courtiers peuvent également détecter les personnes aveugles ou malvoyantes. ©Lesser Gonzalez NYTimes
Image 2: La ville néerlandaise de Tilburg à tester le Crosswalk, une application qui “hack” les feux de signalisations et donne aux piétons à mobilité réduite un temps de traversée supplémentaire. En fonction des paramètres de l’utilisateur, les feux de circulation immobiliers, les activistes et d’autres acteurs urbains aux États-Unis pour restreindre ou augmenter l’accès à l’espace urbain. CrossWalk




2. LE TRAVAIL


Un avenir où travail et apprentissage ne feront qu’un


Dans un monde en perpétuel évolution, où les carrières seront multiples, fragmentées, la formation continue et la compréhension des technologies vont devenir la norme pour passer d’un poste à l’autre, tout au long de la vie professionnelle. L’adaptabilité aux changements, aux environnements, à différentes équipes de travail, d’organisation du travail; mais aussi la capacité à collaborer avec les autres, avec la machine seront déterminantes. Ceux qui ne pourront pas s’adapter, se former en continu feront face à des difficultés sociales et économiques croissantes.


Globalisation du travail à distance et concurrence entre travailleurs


Le travail à distance va se globaliser. L’épiphénomène du télétravail développé à la faveur de la Covid va perdurer, puis se déplacer dans le virtuel et le métavers, rendant le travail totalement indépendant des localisations physiques. Certaines entreprises font déjà le choix d’intégrer des talents étrangers sans immigration donc sans visa, réduisant ainsi les coûts sociaux, fiscaux, administratifs, etc. Un travail décorrelé d’un lieu spécifique qui va aller en s’accélérant, mettant en concurrence dans le monde entier, les personnes jeunes comme plus âgées. 



Image 2: ©SkillsFuture, programme de formation tout au long de la vie pour stimuler le marché du travail, le développement personnel et l’intégration sociale quelque soit l’âge ou le niveau d’étude mis en place par Singapour. https://www.skillsfuture.gov.sg/AboutSkillsFuture


Image 2: ©SkillsFuture, programme de formation tout au long de la vie pour stimuler le marché du travail, le développement personnel et l’intégration sociale quelque soit l’âge ou le niveau d’étude mis en place par Singapour. https://www.skillsfuture.gov.sg/AboutSkillsFuture


Vieillir au travail


Nombre d’entreprises ne considèrent pas encore leur adaptation au vieillissement comme une priorité. C’est pourtant une nécessité dans un contexte où l’immigration ne sera pas toujours la réponse ou un choix, le travail distanciel redéfinissant les usages, le vieillissement de la population n’étant plus une prérogative occidentale et asiatique. 


Un travail à vie ?


Si la productivité est affectée par le vieillissement de la population, les entreprises doivent envisager le fait que la technologie et des conditions de travail adaptées pourraient renverser le processus de baisse de productivité en permettant de travailler plus longtemps. 

Notamment par:

Le télétravail : un atout pour les plus âgés, il permet l’employabilité sur des critères tels que le talent, les compétences, l’expérience, sans se soucier de l’âge, du handicap physique, de la maladie, du mode de vie.

Des horaires flexibles, un partage de poste ou un travail à temps partiel permettent aussi de moduler le travail en fonction de l’âge et des besoins tant pour l’entreprise que pour l’employé.

Le mentorat intergénérationnel : un jeune peut en retirer de l’expérience pour progresser, et peut à son tour aider son mentor à s’adapter aux nouvelles technologies et usages.

L’entrepreneuriat, de plus en plus de startups et entreprises à succès sont créées et dirigées par des cinquantenaires qui y voient l’occasion (l’obligation parfois) de poursuivre leur carrière dans un domaine qu’ils affectent, mettre à profit leurs expériences et leur bas de laine. Les entreprises auraient intérêt à garder ces talents en les encourageant à œuvrer au sein de l’entreprise.



L’humain est-il fait pour travailler cinquante années et plus ?


Cependant, à l’heure où nous ressentons le besoin de donner du sens au travail et où la qualité de vie devient primordiale face au besoin de développement personnel, se pose quand même la question d’une vie de travail sans fin et de l’usure physique et mentale qu’il engendre. L’humain est-il fait pour travailler cinquante années et plus ?

Pour atténuer l’impact du vieillissement, une vie professionnelle plus longue demanderait une population active en meilleure santé. Les enjeux de santé sont intimement liés aux enjeux du travail.



3. LA SANTÉ ET LA QUALITÉ DE VIE


Des coûts mal maîtrisés


L’enjeu principal du vieillissement de la population est son impact sur le financement du système de santé. Cependant, contrairement aux idées reçues, le vieillissement de la population ne saurait expliquer à lui seul l’augmentation des dépenses de l’assurance maladie. 


« la dépense de santé individuelle moyenne en France a augmenté de 50 % entre 1992 et 2000, alors que dans le même temps la part des 60 ans et plus n’a augmenté que de 6 %. Il aurait fallu que le ratio de la dépense par tête des plus de 60 ans, relativement à la dépense moyenne de leurs cadets, soit extrêmement élevé pour que l’augmentation des dépenses de santé puisse s’expliquer principalement par le vieillissement démographique. Il faut en fait chercher ce qui, derrière l’âge biologique des individus, influence leur consommation de soins. »

Voir références [5]


On peut y ajouter, la croissance du niveau de vie et les nouveaux usages liés au bien-être et à la qualité de vie, le coût de la technologie, le prix de la santé, les coûts hospitaliers, …


« Le dernier grand facteur d’évolution des dépenses de santé a trait au fonctionnement du système de soins : type de financement, degré de mutualisation des risques, degré de contrôle de la formation et de l’installation des professionnels, méthode de tarification et de régulation des prix, etc. »

Voir références [5]



Prévenir plutôt que guérir


Aujourd’hui notre système de santé s’apparente plus à un système de gestion de la maladie que de sa prévention et de l’apprentissage du vivre avec. Il y a un manque de transparence, de culture et de discussion quant aux résultats du système de santé. On rebute à importer et à adapter des solutions qui ailleurs ont fait leur preuve. La prise en charge holistique des patients reste encore cantonnée à l’exception, le lien entre médecine de ville et médecine hospitalière reste trop faible pour prévenir efficacement la maladie.

La pandémie de la Covid a révélé les nombreuses vulnérabilités du système de santé publique mais aussi la force vive des hôpitaux. Il apparaît nécessaire d’upgrader les infrastructures médicales en y intégrant les technologies qui permettent plus d’efficacité pour: traiter plus de personnes, soulager le personnel médical moins nombreux, assurer les soins et le suivi des patients. 

Pour redéfinir l’hôpital et son rôle ainsi que les soins de santé tels que nous les connaissons, nous devons nous projeter immédiatement dans un futur médical disrupté par les avancés scientifiques et technologiques qui vont aller en s’accélérant. Ces avancées, même si elles demandent un investissement conséquent, pourront à terme, faire baisser le coût des soins tout en augmentant leur qualité, de même qu’elles pourront prévenir voire anticiper la maladie.


Demain, les soins seront conçus autour des personnes et non plus seulement autour de lieux.




CONCLUSION


Globalement, la population vieillit beaucoup mieux que les générations précédentes. Plus riche, moins abîmée physiquement, moins docile, plus individualiste, elle n’aspire pas à vieillir selon un modèle unique et imposé.

A mesure que la société du tout abonnement progresse, l’idée d’attachement à des objets et à un lieu disparaît, laissant plus de place à une organisation sociale recentrée sur l’humain. 

Pour les générations suivantes, la qualité de vie sera probablement un facteur déterminant du bien vieillir et de la cohésion sociale. Dès aujourd’hui, cette population plurielle doit réinventer un art de vieillir et de mourir en accord avec ses aspirations et dans le respect des individus et de l’environnement. 


Et après


Nous abordons une phase de transformation profonde du monde, une révolution numérique et technologique avec des répercussions sociétales, économiques, environnementales dont nous ne voyons que les prémices. Nous n’avons pas encore pris la mesure de ces changements et de leur radicalité sur nos modes de vie, sur la santé et le travail.

D’ici 2050, c’est-à-dire dans moins de trente ans, la société telle que nous la connaissons aujourd’hui aura été complètement transformée. Nous sommes face à des défis sans précédent : la fin du travail tel que nous le connaissons, la disparition probable des maladies chroniques, de certains cancers, un vieillissement de la population mondiale. Le galop de l’intelligence artificielle, de la robotisation, de la data et des algorithmes dans toutes les sphères de la vie vont rebattre les cartes et les atouts. 

Si nous regardons les choses en face, ce qui ne veut pas dire être pessimiste, en pensant de manière systémique et réfléchie aux défis qui se posent à l’humanité, nous avons l’opportunité de réparer nos erreurs, d’aller de l’avant. 

Il y a la possibilité d’une société socialement plus juste, plus respectueuse de ses écosystèmes, dans laquelle les centenaires, de plus en plus nombreux, trouveront leur place sans être considérés comme un fardeau pour la société.





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Références :


[1] Source 1: Selon les estimations des Nations unies, le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans doublera, passant de 600 millions actuellement à 1,2 milliard d’ici 2025, et à 2 milliard
Source 2: United Nations/Department of Economic and Social Affairs/Population Dynamics/World Population Prospects 2019/Percentage pop 65 and older https://population.un.org/wpp/Maps/
Source 3: La population française devrait continuer de vieillir d’ici un demi-siècle (Laurent Toulemon, Élisabeth Algava, Nathalie Blanpain, Gilles Pison) https://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/la-population-francaise-devrait-continuer-de-vieillir-d-ici-un-demi-siecle

[2] Le culte de la jeunesse » dans « la possibilité d’une île »

[3] Source 1: Définition Larousse https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/vieillesse/81921
Source 2: Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vieillesse
Source 3: A quel âge devient-on vieux https://www.petitsfreresdespauvres.fr/informer/nos-actualites/a-quel-age-devient-on-vieux

[4] 80% des handicaps sont invisibles le saviez-vous https://www.caf.fr/allocataires/vies-de-famille/vivre-avec-un-handicap/vos-droits/80-des-handicaps-sont-invisibles-le-saviez-vous

[5] Hausse des dépenses de santé. Quel rôle joue le vieillissement démographique? de Marianne Tenand https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01289489/document

[6] Les déterminants de long terme des dépenses de santé en France https://www.strategie.gouv.fr/publications/determinants-de-long-terme-depenses-de-sante-france


Autres sources :


21 000 centenaires en 2016 en France, 270 000 en 2070 ? https://www.insee.fr/fr/statistiques/2496218

Aging at Work: A Review of Recent Trends and Future Directions: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7589844/

Older people who work from home more likely to stay in the workforce, ONS finds https://www.peoplemanagement.co.uk/news/articles/older-people-work-from-home-more-likely-stay-workforce-ons

Créer son entreprise à plus de cinquante ans? https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/communaute/0603828846414-cinquante-ans-et-plus-l-age-ideal-pour-creer-son-entreprise-339692.php 

Kampung Admiralty is the first-of-its-kind development in Singapore, which integrates housing for the elderly with a wide range of social, healthcare, communal, commercial, and retail facilities. https://www.hdb.gov.sg/residential/where2shop/explore/woodlands/kampung-admiralty

Projection de la population active à l’horizon 2070 https://www.insee.fr/fr/statistiques/2845558

Observatoir de l’agisme http://www.agisme.fr 

Travail à la demande Arte https://www.youtube.com/watch?v=CYE7bks_UMw